Partager l'article ! le Grand-Lyon encourage le commerce de proximité: Dans son schéma directeur d'urbanisme commercial 2009/2015, le Grand-Lyon encourage le co ...
Dans son schéma
directeur d'urbanisme commercial 2009/2015, le Grand-Lyon encourage le commerce de proximité et booste l'attractivité des centre-ville de l'agglomération lyonnaise.
Voilà qui va mettre du baume au coeur des petits commerçants, très touchés depuis des années par le multiplication des centres commerciaux en périphérie.
Est-ce un signe du changement de mentalité des consommateurs, qui s'ils n'abandonnent pas leurs courses dans les zones commerciales en banlieu, retrouvent le plaisir d'acheter à
proximité de leur lieu de résidence ou de travail.
Cet engouement pour la proximité s'explique aussi par des facteurs objectifs.
Il y a une réduction de la taille des ménages.
On trouve de plus en plus de solos ou de seniors qui n'ont pas besoin de faire de grosses courses et donc de se rendre dans des hypermarchés en banlieue.
Beaucoup de petits commerces sont entrés ainsi de plain-pied dans le XXIe siècle.
Ils ont «relooké» leur surface de vente, se sont dotés de sites Internet et ont soigné leur accueil, un des points faibles des centres commerciaux installés en banlieue.
Les préoccupations de développement durable et l'envolée régulière du prix de l'essence incitent aussi à moins prendre sa voiture pour faire ses courses.
Selon l'Insee, ce retour vers les commerces de proximité n'est pas une simple mode, mais devrait se confirmer dans les prochaines années.

Le Grand-Lyon initie donc une politique en adéquation avec cette évolution tendant à renforcer les offres dans les centres-ville et les quartiers.
Favoriser l'implantation de magasins et renforcer les pôles déficitaires sont les objectifs poursuivis et Bron-Mermoz, les Grattes-Ciel à Villeurbanne, Peyssilieu-Montout à
Meyzieu/Décines, le Puisoz à Vénissieux les zones prioritaires.
La taille des grands espaces commerciaux semblent se stabiliser et engager des travaux de modernsation.
Certes on vient de loin pour consommer sur l'agglomération mais ne nous leurrons pas des déséquilibres d'attractivité risquent malgré tout de perdurer.
Écrit par Frédérique ROLAND