Partager l'article ! Carrefour ferme 21 magasins en Belgique et supprime 1 672 emplois: C'est un nouveau séisme social qui se prépare en Belgique avec l'annonce ...
C'est un nouveau séisme social qui se prépare en Belgique avec l'annonce par le distributeur français Carrefour de la fermeture de 21 magasins -
essentiellement en Flandre - et la suppression de 1 672 emplois.
Au Carrefour de Mouscron, juste à côté de Tourcoing, c'était la stupéfaction hier après-midi.
Les 120 salariés comme les clients ont appris par les médias que leur magasin, comme 20 autres Carrefour de Belgique allaient fermer le 30 juin.
De colère, les salariés se sont mis immédiatement en grève « On nous avait bien dit qu'on allait sans doute réduire la taille de l'hypermarché, mais que le personnel n'avait pas à
s'inquiéter.
Là, il n'y a aucune perspective de reclassement et en plus, on annonce un gel des salaires pour tous les employés restants en Belgique », explique Catherine, hôtesse
d'accueil depuis sept ans.
« Cela va faire un grand trou dans le paysage commercial, commente cette cliente.
C'était le seul hyper généraliste de Mouscron.
Maintenant, il va falloir aller à Auchan Tourcoing. » Pour les 16 000 salariés de Carrefour en Belgique, le coup de massue est énorme.
La direction de Carrefour
Belgique a annoncé lors d'un comité d'entreprise extraordinaire la fermeture d'ici le 30 juin de 21 magasins en Flandre (14 hypermarchés et sept supermarchés) et la suppression de 1 672
emplois.
Sept autres supermarchés doivent être franchisés.
Par ailleurs, en Wallonie, trois hypers et 17 supermarchés pourraient être cédés au groupe Mestdagh.
Depuis son arrivée sur le marché belge en 2000, avec le rachat de la chaîne de supermarchés GB, Carrefour n'a jamais vraiment réussi à
percer.
Les résultats ont toujours été décevants face à la politique agressive de ses concurrents « locaux » Delhaize et Colruyt.
En 2007, Carrefour annonçait déjà la fermeture de 16 magasins (sur les 630 qu'il possède en Belgique sous les enseignes Carrefour, Carrefour Express et GB) et la suppression de 900
emplois.
Après avoir réalisé 590 millions d'euros d'économies en 2009, Carrefour mise encore sur 500 millions d'euros supplémentaires en 2010. La Belgique est la première à en faire les frais. •
C'est un nouveau séisme social qui se prépare en Belgique avec l'annonce par le distributeur français Carrefour de la fermeture de 21 magasins - essentiellement en Flandre - et la
suppression de 1 672 emplois.
Au Carrefour de Mouscron, juste à côté de Tourcoing, c'était la stupéfaction hier après-midi. Les 120 salariés comme les clients ont appris par les médias que leur magasin, comme 20 autres
Carrefour de Belgique allaient fermer le 30 juin.
De colère, les salariés se sont mis immédiatement en grève « On nous avait bien dit qu'on allait sans doute réduire la taille de l'hypermarché, mais que le personnel n'avait pas
à s'inquiéter. Là, il n'y a aucune perspective de reclassement et en plus, on annonce un gel des salaires pour tous les employés restants en Belgique », explique Catherine,
hôtesse d'accueil depuis sept ans.
« Cela va faire un grand trou dans le paysage commercial, commente cette cliente. C'était le seul hyper généraliste de Mouscron.
Maintenant, il va falloir aller à Auchan Tourcoing. »
Depuis son arrivée sur le marché belge en 2000, avec le rachat de la chaîne de supermarchés GB, Carrefour n'a jamais vraiment réussi à percer.
Les résultats ont toujours été décevants face à la politique agressive de ses concurrents « locaux » Delhaize et Colruyt.
En 2007, Carrefour annonçait déjà la fermeture de 16 magasins (sur les 630 qu'il possède en Belgique sous les enseignes Carrefour, Carrefour Express et GB) et la suppression de 900
emplois.
La restructuration de Carrefour en Belgique est aussi à l'image des questionnements du groupe. Lors de la présentation des résultats, le 19 février, Lars
Olofsson, patron de l'enseigne depuis janvier 2009, annonçait une chute de 74 % des bénéfices annuels. Après avoir réalisé 590 millions d'euros d'économies en 2009, Carrefour mise encore sur
500 millions d'euros supplémentaires en 2010. La Belgique est la première à en faire les frais. •